mercredi 30 mars 2011
Eh, toi, aimes tu les bonbons?
vendredi 25 mars 2011
Vendredi du vin: Vinstantanés!
Allez une fois n'est pas coutume, cette fois ci, je m'y colle.
Mon vendredi du vin, mon vinstantané, c'est ces petits clichés.
Un bon moment vineux à déguster plus qu'il n'en faut avec ces trois gaillards vignerons.
De gauche a droite, Raphael Dubois, Pays Cevennol, Ma pomme et Paul henri Thilliardon, Chénas.
Mais qui prend la photo me direz vous?
C'est le revenant du terroir 2.0 j'ai nommé le Bachelardien Lilian Bauchet, un verre de fleurie à la main.
Fleurie et fournie...
Contribution légère et calomnieuse aux vendredi du vin, mais contribution tout de même...
vendredi 18 mars 2011
Poincaré en 2011...?
Discours prononcé à la semaine nationale du vin, 1922?
"La viticulture est une des sources les plus abondantes en France du travail et de la production. Dans les soins qu'elle exige, nos viticulteurs dépensent tous les jours des trésors d'énergie et d'ingéniosité. Ils n'ont pas seulement, comme les autres cultivateurs à façonner la terre par une série d'interventions renouvelées, ils n'ont pas seulement, comme les autres à lutter contre les intempéries, à se défendre contre la grêle et la gelée; ils ont encore à se débattre contre les parasites animaux ou végétaux dont la multitude semble défier la patience humaine. Nous avons donc le droit de dire que la viticulture est une des plus grande écoles de labeur et de persévérance. L'influence morale qu'elle exerce sur les 7 millions de population dont on vous parlait tout à l'heure n'est pas de celles que puisse dédaigner le gouvernement, et comme le travail est créateur de richesse, la viticulture est, en même temps, un des éléments les plus précieux de la prospérité publique.
Mais que dis-je? La vigne et e vin ne sont pas seulement pour la France un patrimoine matériel, ils sont aussi quelquechose de sa traditon, ils ont été, de tout temps, mélés à notre histoire économique, sociale, domestique et littéraire.
Notre poésie perdrait, sans le vin et sans la vigne quelques unes des plus belles fleurs de sa couronne; nos vieux monastères, nos vielles abbayes, sans le vin et sans la vigne, n'auraient pas eu leurs jolies peintures de pampre, nos communes n'auraient pas connu le ban des vendanges, nos ancètres auraient ignoré les vins d'honneur et les vins de noces qu'ils offraient au curé le jour des mariages jusqu'au vin du "coucher" (j'en demande pardon à ces dames) que les mariés eux mêmes offraient à leurs invités, à l'heure parfois trop tardive ou ils allaient être enfin seuls.
Et enfin, Messieus (Excusez le machisme de l'époque mesdames, ndlr), notre langue, la langue française elle même serait, sans la vigne et sans le vin, appauvrie d'une multitude d'expressions les plus pitoresques, car enfin, lorsque nous disons que le vin a une robe brillante, ou que le vin a du corps, qu'il a de la chair, qu'il a de l'étoffe, ou que le vin est fruité, ou qu'il est bouquet, eh bien, nous répétons, au XXeme siècle, des mots qui autrefois déjà avaient volé joyeusement sur les lèvres de nos aïeux.
Messieurs, ce qui ajoute encore à nos devoirs, car il faut que j'emploie le mot, à nos devoirs envers la viticulture, ce sont les souffrances qu'elle a endurées et qu'elle endure encore dans la crise générale que nous traversons et qu'aggrave, hélas, la fermeture de certains débouchés.
Après la guerre de 1870, nos vignerons avaient accompli des efforts prodigieux pour triompher du phylloxéra. A la vielle souche française qui se contentait, pour se nourrir des sols les plus indigents, ils ont substitué peu à peu les ceps américains et ils ont enfin réussi dans une entreprise gigantesque; il est arrivé un jour que, dans leur esprit, le mot de cep américain a été synonyme pour eux de sauvetage. Puis, voici qu'aujourd'hui l'Amérique , dans la pénitude, du reste , de sa liberté, prononce contre le vin une condamnation dont nous n'avons assurément pas le droit de demander la révision , car l'Amérique est entièrement maîtresse de sa législation ntérieure...Mas tout de même, nous ne pouvons sans doute espérer qu'un jour...plus tard...dans un avenir plus ou moins lointain, elle voudra bien reconaitre qu'il y a quelquechose de juste, dans l'appréciation portée sur le vin par le charmant poete anglo-saxon:"I am health, I am heart, I am life: Je suis la santé, je suis le courage, je suis la vie..."
Mais, messieurs, si le vin était nuisible, voulez vous me permettre de vous le dire, eh bien, on le saurait. On le saurait depuis longtemps, on le saurait depuis les Latins, on le saurait depuis les Grecs, on le saurait depuis les Hébreux, on le saurait depuis Homère, qui nous montre la vigne sur le bouclier d'Achille, on le saurait depuis la Genèse et depuis la vigne du Seigneur.
Que le vin soit toxique ou que le vin soit tonique, c 'est , messieurs, un très vieux procès. C'est un procès jugé depuis des siècles. Voulez vous que je vous le dise? C'est un procès jugé depuis Bacchus.
Bacchus se promenait un jour, quand il trouva sur son chemin un plante gracieuse et délicate qui lui plut infiniment. Il s'arreta, il se pencha, il ceuillit la plante et voulut en garder un serment. Il l'introduisit dans le creux d'un os d'oiseau, mais la plante grandit, elle s'épanouit, elle s'élargit et, pour la conserver, Bacchus fut obligé de la transporter dans le creux d'un os de lion....Et puis la plante grandit encore et, un peu embrassé, Bacchus finit par la placer dans le creux de l'os d'un ane. Il apprit ainsi, pour son propre compte, et il enseigna aux hommes que le vin, suivant la mesure dans laquelle on en faisait usage, était joyeuseté légère, force léonine ou bestialité stupide.
messieurs, gardons pour nous, comme du reste nous autres français nous l'avons toujours fait, gardons pour nous l'os de l'oiseau et l'os du lion, car la vigne de France dépérirait dans le creux de l'os de tout autre animal.
C'est Messieurs, à cette vigne de France que je demande la permission de boire, à elle et aux innombrables crus dont elle est la mère éternellement féconde."
jeudi 17 mars 2011
Bécher ou la paix des ménages
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vendredi 4 mars 2011
Un débat anérectogène
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