Bienvenue dans le melting pot cyber paysan autour du Chateau Lestignac, Sigoulès, Périgord.


vendredi 28 janvier 2011

La contre, je suis pour!

Certains la veulent pure, genre
Terroir: cailloux et terre
Cépage: Gros Merlot Courbu et Petit Cabernet Birboulenc
Viticulture: Raisonnée selon  la pluie et le beau temps, biodynamique quand il fait soleil
Entretien des sols: Desherbage manuel, au jus de citron-up et labours en mob'
Vinification: traditionelle en pot de nutella (vides)

D'autres la veulent familiale et/ou historique, gastronomique:
Depuis 1467, le Chateau Bonjus produit des vins sur les terres familiales.Notre savoir faire ancestral, qui se transmet de générations en générations, font de ce vin un produit de tradition française qui accompagnera merveilleusement bien tous vos légumes, vos crustacés, vos viandes rouges ou blanches, vos plats en sauces, vos poissons, vos fromages ou vos desserts.
On trouve sur celle ci généralement la petite signature du vigneron.

Certains la veulent descriptive:
Vin rouges aux arômes de framboise, myrtille, cassis, peche, truffe, os à moelle, baton de bois, canelle épices et chocolat.

Enfin il ya les fameux curseurs :      sec|__x__________|doux ,ou encore    rond|___________x__|vif.

C'est toujours la grande question que l'on se pose au moment de la conception graphique de l'habillage des cuvées. Qui boit mon vin? Un parfait profane ou un dégustateur averti? Quelles informations recherche t'il? Et nous , qu'a t'on envie de lui dire? Sur les 2009, on a eu tendance à raconter notre vie au derriere de la bouteille. Pour Lestignac,je pense que les 2010 seront plus brèves, plus claires (j'étais un condensé des 4 parodies...!). J'imagine indiquer aussi le taux de sulfites, parce que je crois en la transparence des vignerons, parce que réduire ces sulfites nous demande des efforts considérables, et parce que je crois qu'une loi va nous tomber dessus très bientôt, alors autant prendre de l'avance.Et parce que lorsqu'on utilise un poison comme le soufre, il me semble bon d'en indiquer les quantités.
J'ai d'ailleurs vu passer un projet issu d'une association qui compte bien activer son lobbying afin de générer une législation visant à limiter les fraudes, et pousser les vignerons à une plus grande transparence envers les consommateurs, en produisant sur la contre les "traceurs minéraux". On pourrait ainsi révéler, comme sur l'etiquette d'une bouteille d'eau minérale, l'identité du terroir d'ou viennent les raisins. Et impossible alors de trouver des Lalande de Pomerol en Pomerol, des St Em' en St Em Grand Cru, ou d'autres grugeries. Le but de ces lobbyistes est aussi d'apporter une information quand aux methodes culturales des vignerons:
Extrait:"Il faut que d’ici 5 ans un cahier des charges soit imposé en France, puis en Europe, pour mentionner sur une contre étiquette la teneur en oligo-éléments des 15 composants majeurs présents dans telle ou telle appellation, le calcul des extraits réduits, ainsi que la teneur précise en SO2 totale de la cuvée." 
Pour être honnête, je me demande si on ne va pas vers le désenchantement du vin, pour plagier Max Weber. Je suis pour, parce qu'en bio, nous sommes controlés sur nos pratiques, quand ceux qui ont la main lourde ne le sont pas du tout. Je voudrais que l'on soient sur le même pied d'égalité, et que la preuve par le résultat soit clairement identifiable par le consommateur. Les vins déminéralisés par des pratiques abusives doivent être connus, parce qu'ils bousillent les sols et accessoirement la santé de ceux qui les boivent, (mais eux, ils avaient qu'à pas aller acheter n'importe ou acheter leur boutanche).
Ca semble être une très bonne méthode incitative, mais deux choses viennent à mon esprit:
-D'une part la grille de lecture de la présence de minéraux ou autre n'est pas très facile à se procurer pour le profane, donc on risque passer à côté du but initial
-D'autre part je ne crois pas nos sols aussi réactifs que nos lois. Ainsi un vigneron qui s'installera sur une terre intoxiquée paiera les frais d'un ancètre chimiste en herbe, et le vigneron sur des argiles limoneuses, avec une bonne vielle  croûte latéritique sera beaucoup plus lent à "transformer "son sol par ses pratiques qu'un vigneron sur des sables par exemple. Enfin je crois. Mais je suis pas sur là!

A voir donc, espérons simplement une information juste qui ne désenchante pas trop nos vins, qui nous assure un avenir transparent, et une info clair aux amateurs!

Voilà ça se discute...

mercredi 26 janvier 2011

Et toi, surf tu sur l'écume de la vie?

Quelques heures de voiture seul ont poussé ma réflexion sur notre métier, nos vies, nos idées, nos ambitions et tout le reste. Quelques tuiles nous étant tombées dessus ces derniers jours, celà a du forcer mon goût pour le receuil, si tenté que ce dernier puisse se faire au volant d'une voiture bleu Barbie...

C'est nourri de discussions , de débats et d'échanges avec d'autres vignerons pour lesquels j'éprouve respect et amitié que je reviens sur mes coteaux bergeracois. Bizarrement, c'est bien avec les vignerons avec qui je partage l'éthique et la philosophie de travail que le courant passe toujours mieux, même sans savoir leur pratiques avant que l'entente s'installe. Raphaël Gonzales, Paul Henri Thillardon, Raphael Dubois ou d'autres m'ont une fois de plus amené à plus de reflexion autour des vins que l'ont produit. Une rencontre avec l'infatiguable (enfin pas tant que ça, dossier "dégustation" sur simple demande...;) scribeur Lilan Bauchet m'a aussi sacrément fait du bien, par les discussions que l'on a pu tenir. Mes psys font du vin...C'est grave docteur?
En goutant les vins de ces vignerons, avec qui je partage le gout de l'authenticité, le gout pour les vins "natures" (même si le sens devient aujourd'hui très voire trop connoté), je m'aperçois qu'il y a des véritables personalités qui ont une grande influence sur la gueule de leurs vins. Oui, de la gueule, ces vins ont une âme, ces vins ont une gueule!  Au cours des dégustations cependant , sont venus naturellement des remarques sur la notion de terroir, et l'interminable question de la main de l'homme sur les vins qui le reflètent. Faire parler au plus juste son terroir, nous y aspirons tous en n'utilisant que nos manipulations précautionneuses pour les vins. Peu ou pas d'intrants correcteurs, peu ou pas de conservateurs (SO2). Mais alors la nature nous joue des tours, et nous montre les limites de nos convictions néo-écolo-brancho-conservatrices....Lorsque l'on laisse faire, que l'on intervient peu,  sans aiguiller la nature, je pense aux sans soufre, on retrouve des déviances très séduisantes sur beaucoup de vins. Des pointes d'acétates, des pointes de réduction,, d'oxydation  ou autres qui finalement aplatissent les différences que nous revendiquons tant, celles issues de notre terroir... nous retrouvons alors des arômes communs dans des vins pourtant produits loin les uns des autres, et c'est précisément ce que l'on reproche aujourd'hui à la techoenologie! Alors la limite entre la vérité du terroir,  l'écume d'une mode et la pensée politique d'un vigneron et bien mince.
Il va sans dire que le vigneron qui se passe de rampe de sécurité au chai comme au vignoble est un vigneron qui agit politiquement. Quelque soit nos raisons, je nous crois engagés pour une saine gestion des équilibres naturels, engagés pour une alimentation plus sincère, plus transparente, plus convivale. Et c'est bien ce "pour" (et non ce contre, vous l'aurez remarqué ...) qui nous fera avancer. J'ai tendance à souvent m'emporter contre l'industrie phytopharmaceutique, contre le gros négoce, contre des cavistes qui ont abandonné leur mission, contre des restaurateurs qui ont fuit la leur, contre des vignerons qui ont cédé, contre l'administration, contre contre, contre... Meugler me fatigue, et fatigue les autres aussi je pense! quoiqu'à l'ère du (im)média qui croustille, je suis le premier à me languir d'un vrai coup de gueule justifié...

Pour faire échos à Tunis, nos vins sont je crois des grandes pancartes de manifs, des écritaux vivants au pied de chaque dégustateur. Ils doivent en prendre le Palais pour renverser chaque fois que c'est possible la dictature d'un goût trop semblable à tous les régimes, appeler à la révolution des papilles, exploser pour convaincre, s'infiltrer pour séduire, durer pour exister...

Vive le goût libre!

vendredi 14 janvier 2011

Scribeurs/Scribeuses, Amusons nous un peu...

Amis de la plume affûtée, Bonjour!

Au risque de faire un slurp (un bide vinicole?)//Voici à votre disposition d'amateur éclairé et doué du mot fin qui tue une nouvelle page: Le Wiki Pourri Wine (WPW).

A vos bavouilles!

mardi 11 janvier 2011

L'administratif, l'admaxistratif

Des heures durant pour trouver ce jeu de mots qui introduit, une fois n'est pas coutume, un sujet bien peu intéressant mais néanmoins assez rigolo, l'administratif des exploitations viticoles.
Aux jeunes m'en foutistes qui souhaitent s'installer, je dis, allons bruler les vieux comme dirait un célèbre groupe de musique de jeunes Nounou Ta Maman. Allons brûler les vieux papiers qui s'amassent aujourd'hui dans les bureaux des douaniers moustachus, des vigneronnes barbues et des grattes papiers des Organismes de Gestion des AOC. Loin d'être le seul à meugler après cette masse diforme, je m'en vais quand même rappeler à tous ceux qui nous assènent à juste titre que nous avons un beau métier ce qu'il en est. Par ailleurs, en plaine démarche pour toucher les aides Jeunes Agriculteurs, je peux vous dire que je suis en plein dedans.
Alors voilà, lorsqu'on produit du vin en France, on est soumis, pour chaque manipulation, évolution ou changement dans notre outil de production, au remplissage d'un papier. Et encore, un, passe encore.
Dans l'ordre:
La DRM: Déclaration de Stock mensuelle, (mais qu'est ce que le R?) à remettre chaque mois à la Douane.Chaque mouvement doit y être noté, sortie de vin, rentrée de vin, capsules, export, vente de vrac, j'en passe...
Le Cahier de chai: Chaque manipulation de chaque cuve doit y figurer.
Pour chaque transport de vin, il faut une feuille appelé DCA  qui reprend le volume total, la référence, le code produit donné par l'AOC (que je ne trouve jamais d'ailleurs), le volume d'alcool pur, le numéro d'accise et j'en passe.
Pour l'export de vin: un DCA, une facture commerciale, une facture proforma, une liste de colisage, un certificat d'origine, une certificat d'analyse par un laboratoire accrédité COFRAC
Deux inventaires par an, un au 01 Janvier , de tout le matériel,  (imaginez pour les pointes, les piquets, j'adore),de tout le vin, par référence...ET un au 31 juillet à remettre à la mairie.
Une Déclaration de récolte,
Une déclaration de revendication.
Une déclaration d'arrachage, de plantation pour chaque mouvement dans les parcelles.Une autorisation de plantation.Liste des parcelles comportant des pieds morts ou manquants.Remplir le formulaire d'identification de l'outil de production.Document de suivi des maturités.Registre de conditionnement.Mettre a jour sa fiche CVI, le relevé parcellaire de la MSA...

Vous l'aurez compris. Chaque pet de vigneron devrait recevoir l'approbation du bureau 512 des archives locales.
Par ailleurs, la grande blague, c'est l'informatisation de la paperasse.Si si, tout ça, bientôt, c'est fini, c'est par ordinateur! ça me fait penser à la déclaration de réclte 2010. Pour la faire par Internet, pour la premiere fois il te faut d'abord écrire un courrier de demande d'attribution d' un numéro d'identification.Si si je vous jure...
Le plus fun, ce sont les noms des choses lorsqu'il s'agit de politique agricole. Je pense qu'il y a un délégué chargé de  la terminaison linguistique administrative agricole. Je suis en train de réaliser plusieurs dossiers administratifs:J'ai devant moi des cases blanches que je suis censé remplir.Faute d'imagination surement, j'ai du mal à en saisir le sens:
DPU repris/DPUexistant/Aide au VSLM/Aide VSLM majorée/PMTVA/ICHN/MAE rotationelle/PHAE2.
Poésie? Sectarisme bureaucratique? Tentative de découragement? Message caché?

Voilà, passé les maladies de la vigne, la aléas de la météo, les fermentations difficiles, la guerre pour vendre son vin, il faut passer l'épreuve de l'administratif. Au bout, lorsqu'on arrive à en vivre, sans trop faire de conneries, en faisant beau et bon, ben franchement, chapeau. Personnellement, je suis dans le doute...

En simple vigneron je n'ai pas de solution, mais un constat: C'est lourd. Fracassant n'est ce pas? Constat sans appel! Plus sérieusement il y a t'il une personne censée dans ces bureaux qui s'est posé la question: Comment simplifier la tache de ces paysans?
Bon, faut que je m'y remette.Hier journée dans les vignes, de la musique dans les oreilles, au grand air. C'était vraiment fantastique, une super journée...Aujourd'hui, je poursuis mon oeuvre. Un dossier à remplir pour prétendre aux aides Jeunes Agriculteur. Je dois proposer des chiffres sur 5ans. Couts de production sur 5 ans, Rendements (Oui oui, je suis super fort, je suis capable de vous dire combien je vais récolter en 2015...), Chiffre d'affaire, volume de ventes... Et puis le vin c'est pratique, sachant que certaines cuvées sont en bouteilles très rapidement, en quelques mois, quand d'autres le sont au bout de trois ans. Très facile à prévoir, très facile à anticiper. Du coup, vous y imaginer la cohérence des projections...


Chers administrés, @ bientôt...

samedi 8 janvier 2011

Adieu l'ami!

Içi c'est assez balourd. On se les pèle, c'est grisou grisou. On taille, on tire les bois, on ne vend que très peu de vin (il est pas bon mon pifou?), et les cuves sont en grêve. C'est la morosité ambiante. Le dernier sondage sur le pessimisme des français, zinquietez pas, c'est nous.Les autres vont bien, mais nous, bouaf, on a vu mieux. Il parait que c'est à cause des rayonnements solaires, qui ne sont pas assez présents. Ou peut être à cause des distributeurs qui tardent vraiment à payer leurs factures. Je sais pas, peut être ont ils le dieu du Soleil avec eux. Concrètement, il faut faire quoi pour se faire payer? Quand j'écris des mails de rappels, je voudrais me faire petite souris, je déteste ça, je sais pas comment m'y prendre, je suis surement très gauche...Il y en a d'autres, qui passent à la trappe, ceux qu'à force de relancer, on finit par les oublier. C'est ainsi qu'on a retrouver un resto qui nous devait 400€ depuis le mois d'avril. Alors qu'est ce qu'on fait maintenant Gustave? Je vais pas dépenser 200€ en huissier pour en récolter à peine le double!
Payer pour être payer, je trouve ça beau finalement. C'est comme la chambre d'agriculture qui m'a annoncé que nous devions payer 1500€ de frais de dossier afin de pouvoir toucher les aides Jeunes Agriculteur. Euh, attends, je comprends plus bien Simone tu récapépete?

Maintenant on est dans l'entre deux...L'entre deux, c'est cette periode assez caca ou le millésime en cours n'est pas fini, et le millésime à venir n'est pas commencé. C'est cette période batarde ou tu te lasse des vins que tu as en bouteille, que tu veux autre chose, que ton millésime que tu viens de vinifer soit en bouteille, parce que là, vraiment,c'est ton meilleur, que vous m'en direz des nouvelles ma ptite dame. Mais voilà, c'est trop tôt.

On a gouté un méchant Chenin avec Camille avant hier (anjou, "cuvée L'aupépin", Merci mulot, vraiment mortel!). Ce cépage me rend fou, et je crois bien qu'on va s'en planter quelques ares. Une acidité tranchante style gros manseng, sur une volupté de velours. C'est un monstre de mousse à dents acérés, ça te propulse en deux temps trois mouvements vers une forme d'exitation jackychanesque. Bizarre, c'est comme si le kung-fu t'habitait. Mais que va donner ce chenin chez nous?
On a des terroirs limon-sablo-silicieux (avec beaucoup de silex, c'est comme ça qu'on dit?) en plaine, ou de classiques argilo-calcaires en coteaux en surface disponible. Voilà si des amateurs ou des vignerons qui ont des chenins peuvent laisser leur avis, je suis preneur...

A bientôt, sous le soleil siouplait...

jeudi 6 janvier 2011

Lettre ouverte à Monsieur Thunevin

Je parcours à mes heures perdues (ou gagnées sur mon sommeil) la bloglouglou,la blogosphère vineuse si vous préférez, parfois d'ailleurs très centrée sur elle même (ce post en est la preuve). Des divers blogs qu'il m'arrive de lire, un m'a particulièrement fait réagir: monsieur Thunevin dans son dernier post sur "une drôle de rencontre".

Monsieur Thunevin vous semblez vous émouvoir qu'un richissime belge ne souhaite pas miser sur vous pour vous faire rentrer ses top values des vins qu'il souhaite acquérir afin, vous en conviendrez, de pouvoir spéculer sur quelques unes de vos bouteilles. Je crois qu'on est d'accord sur la définition: ça s'appelle un buveur d'etiquette ou plus simplement, un spéculateur. Mais vous critiquez un système duquel vous êtes totalement responsable! Vous avez largement adhéré au système de notation Parker( ce qui n'est pas une critique en-soi) et vous vous révoltez contre un type qui est le parfait client des guides qui ont fait votre succès. Qu'est ce qui est le plus triste? Qu'un type comme ça ne vous ai pas dans sa cave par pure connerie ou qu'un amateur qui de vin qui touche le smic ne puisse pas se procurer vos bouteilles (et encore moins celles des grands crus que vous jalousez )parce que vous êtes très gourmand ou tout simplement à la mode?
Voyez vous,içi a Bergerac, on se bat pour faire reconnaitre la qualité de nos vins,et pour convaincre l'acheteur moyen,(la classe moyenne,celle dont vous vous êtes coupé au profit de spéculateurs chinois,belges ou français) qu'on se fait autant sinon plus plaisir avec nos vins de vigneron (l'êtes vous?) faits a la main qu'en achetant des grands noms qui vendent une image,une note sur 100 et de la surmaturité. Le jour ou Bob va casser sa pipe (je ne lui souhaite pas le pauvre homme) que va t'il rester de ces notes? Et si un nouveau guide à succès met en lumière des vins emplis de fraicheur,sur des pH bas, allez vous récolter avant tout le monde? C'est bien sans aucune animosité que je vous écris ces quelques mots monsieur Thunevin, mais votre paradoxal message met en avant les contradictions dont soufre Bordeaux: la réussite de quelques élites,la descente aux enfers de la masse des vignerons ... Nous l'enfer ça ne nous fait pas peur içi, question d'habitude... Pour reprendre David Fourtou du clos des verdots, si je vends ma bouteille 20 euros et que Mouton vends sa bouteille 1000 euros (50 fois plus cher Merci Lilian ), cela veut il dire que mon vin est 50 fois moins bon que Mouton?
 Tout est relatif, Monsieur, et la pyramide de Maslow met en lumiere aussi votre "besoin d'appartenance". appartenance à un système élitiste?

Je conviens de la portée poujadiste de mes propos, mais en passant de nombreuses heures dans le froid à tailler et tirer les bois chez moi, j'ai du mal  à partager vos complaintes!

Très cordialement
Mathias Marquet

mercredi 5 janvier 2011

Harry Potter et le sauvignon magique

Amis de la magie bonjour!


Bon voilà après un pied de cuve issu d'une autre cuve, après un second pied de cuve issu de levures commerciales (ah mais bouh toi déjà je te parle plus t'es plus l'ami des vins natures du bas Perigord), et bien j'ai l'honneur de vous annoncer que non,Moooosieur le sauvignon ne souhaite rien entendre et me lève bien haut son majeur. Ok tu veux pas comprendre? Attends moi je vais te ramener Harry Potter tu vas moins faire le Malin... Donc méthode de vieux griguou des grottes.ECoute moi bien ripolinon: (c'est mon nom a l'école de sorciers) tu vole dans les près chercher de la valériane.tu la déterre et coupe ses racines. Une odeur chaleureuse s'en dégagera . N'en ai point peur elle te parfumera tout le temps de la manipulation. Tu la fais sécher, et tu la mets dans de l'eau chaude durant une dizaine de minute .Puis tu extrait la tisane.Tu dynamise durant un petit moment. Veille a ce que personne ne rentre dans ton chai a ce moment la ou tu auras l'air d'un sacré con. Enfin,quand ta potion est prête ,prends un pinceau et étale la sur le bord de la cheminée de la cuve. Tes sucres se finiront en quelques jours,sans que tu ai besoin de dépenser un centime en électricité. Ok papi c'est bien tout ça! Bon, on va quand même essayer,c 'est pas pour ce que ça coûte...résultat dans quelques jours..